Prières du Matin et du Soir

Prière du Matin

Ô

Marie, Mère de Douleurs,

je commence cette journée avec la prévision que je devrai y souffrir, soit que j'aie à lutter contre le monde, soit que je doive surmonter mes mauvaises inclinations, soit qu'il me faille me défendre contre les attaques de l'ennemi infernal, il me faudra me renoncer moi-même, agir contre ma nature déchue, sacrifier mon plaisir à mon devoir et à l'amour divin.

Dans mon corps, dans mon esprit et mon cœur, dans mes affaires spirituelles et temporelles, dans mes rapports avec les autres, les miens et les gens du dehors, je puis encore rencontrer mille occasions de contrariétés, de peines et d’ennuis.

En un mot il m'est impossible de vivre sans avoir à porter quelques croix, quelles qu'elles soient ;

obtenez-moi, bonne Mère de Jésus crucifié, la grâce d'être soumis, patient, résigné dans tout ce qu'il plaira à la divine Providence de m'envoyer et de me départir ;

obtenez-moi la faveur d'aimer tout ce qui me fait souffrir comme le plus grand des biens, afin que je puisse ressembler plus parfaitement à Vous, Marie, Mère de Douleurs, et à votre Jésus, l'Homme de Douleurs.

Ainsi soit-il.

 

 

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Prière du soir

Ô

Marie, Mère de Douleurs,

à la fin du jour, je vous remercie de tout cœur pour toutes les souffrances et les peines que vous m'avez aidé à porter avec une résignation chrétienne et un amour généreux.

Je reconnais que je suis resté bien en-deçà de ce que mon divin Maître était en droit d'attendre de moi ;

je regrette bien vivement ma négligence et ma lâcheté en me proposant de faire mieux à l'avenir.

Je me recommande pour cette nuit à votre maternelle bonté, vous priant de bénir mon repos et mon sommeil, afin que je sois ensuite plus capable de marcher sur vos traces.

Au milieu du silence et de l'obscurité, pénétrez-moi de plus en plus du souvenir de vos innombrables Douleurs, des larmes abondantes que vous avez versées sur nos péchés et spécialement sur les miens.

Obtenez-moi de Jésus, mort sur la Croix, une grâce plus abondante qui me permette de ne plus l'offenser, et par la même de ne plus accroître vos douleurs et vos angoisses.

Augmentez tellement en mon cœur l'horreur du mal, que son nombre seul m'effraie et me communique une volonté invincible pour rester fidèle à Notre Seigneur et vous consoler, ma bien-aimée Mère, qui avez tant souffert à cause de moi.

Ainsi soit-il.