Neuvaine aux Sept Douleurs de Marie

 

Cette neuvaine commence d'ordinaire le mercredi avant le Dimanche de la Passion, et le vendredi après le premier dimanche de septembre.
Pie IX, par un rescrit en date du 3 janvier 1849, accorde à perpétuité l'indulgence de 300 jours pour chaque jour de chaque neuvaine, et une indulgence plénière, un jour au choix de chacun, pendant la neuvaine durant les 8 jours qui la suivent immédiatement, aux conditions ordinaires [confession et communion au saint Sacrifice]. Ces indulgences sont applicables aux âmes du purgatoire.

Se conformer au schéma du premier jour.

Deus, in adjutorium meum intende.
Domine, ad adjuvandum me festina.
Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto,
Sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen.

Ô Dieu, venez à mon aide.
Seigneur, hâtez-vous de me secourir,
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit,
Comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

 

I.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Au nom de la douleur si vive que vous avez éprouvée lorsque le saint vieillard Siméon vous prédit la Passion et la mort de votre divin Fils Jésus, Douleur à laquelle votre cœur fut constamment en proie jusqu'au trépas de ce même Fils divin ; je vous prie de m'obtenir à moi aussi le souvenir continuel de la Mort et de la Passion de Jésus, avec une vraie et incessante douleur de mes péchés, qui en furent la cause, tant qu'il me restera un souffle de vie.

+ Ave Maria.
+ Puis l’antienne :

Quum vidisset Jesum Matrem stantem juxta crucem, et discipulum quem diligebat, dixit matri suae : Mulier, ecce filius tuus. Deinde dixit discipulo : ecce mater tua.
Regina martyrum, ora pro nobis.
Quae juxta crucem Jesu constitisti.

Jésus voyant sa Mère debout près de la Croix, et le disciple qu'il aimait, dit à sa Mère : Femme, voilà votre fils. Il dit ensuite au disciple : voilà votre Mère.
Reine des martyrs, priez pour nous,

Vous qui vous teniez près de la Croix.

 

 

II.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Au nom de cette Douleur amère que vous avez ressentie en apprenant qu'Hérode cherchait à faire mourir Jésus Enfant, ce qui vous contraignit à fuir au milieu de la nuit, pour vous rendre en Égypte, à travers mille incommodités et rejets, avec votre époux saint Joseph et l'Enfant Jésus ; je vous prie de m'obtenir la grâce de supporter toutes les peines et incommodités quelconques, même les plus graves, pour conserver Jésus dans mon cœur, et ne le faire jamais offenser par les autres.

Ave Maria.

 

 

III.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Au nom de cette Douleur si sensible que vous avez endurée lorsque votre divin Fils Jésus demeura seul à Jérusalem et que vous le cherchiez avec anxiété durant trois jours, jusqu'à ce qu'enfin vous le retrouvâtes dans le temple, recevant en même temps l'assurance qu'il ne se séparerait plus de vous ; je vous conjure de m'obtenir la grâce de ne jamais perdre Jésus par le maudit péché, et de lui demeurez toujours uni par l'amour jusqu'au dernier soupir de ma vie.

Ave Maria.

 

 

IV.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Au nom de cette Douleur cruelle que vous avez soufferte en apprenant que votre Fils Jésus était livré à ses ennemis et condamné à mort et par cette autre Douleur non moins amère qui vous saisit lorsque vous le rencontrâtes sur le chemin du Calvaire, tout haletant sous le lourd fardeau de la Croix ; je vous prie de m'obtenir que je porte la croix de mon état avec ce même esprit qui animait alors Jésus-Christ, et en union avec Lui, me conformant parfaitement à sa divine Volonté en toute chose jusqu'à mon dernier soupir.

Ave Maria.

 

 

V.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Au nom de cette Douleur excessive qui pénétra votre cœur que lorsque vous vîtes votre divin Fils Jésus cloué à la Croix, puis y demeurant suspendu trois heures entières, abîmé dans d'immenses souffrances, jusqu'à ce qu'enfin il expirât et remît son âme entre les mains de son Père ; obtenez moi, je vous en prie, que par les mérites de la mort et de la Passion de votre Fils Jésus, je fasse une sainte mort, assisté de Jésus et de vous, ô Marie, et que mon âme exhale son dernier soupir entre vos mains.

Ave Maria.

 

 

VI.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Au nom de cette Douleur très vive que vous avez éprouvée en voyant frapper d'un coup de lance le cœur de Jésus déjà mort, blessure qui fut ressentie par votre âme tout entière, laquelle ne pouvait se séparer du cœur de Jésus ; je vous supplie de m'obtenir de votre Fils qu'il blesse lui-même mon cœur d'un trait de son amour, et de telle sorte que je ne puisse plus me séparer de Lui ni de Vous dans le temps et dans l'éternité.

Ave Maria.

 

 

VII.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Par cette extrême douleur que vous avez soufferte en voyant le corps de votre divin Fils Jésus, détaché de la Croix, reposé dans le tombeau, où vous aviez aussi renfermé votre cœur si aimant ; je vous conjure de m'obtenir que j'ensevelisse dans le tombeau de Jésus le vieil homme avec toutes ses passions et que je me revête de l'homme nouveau, formé à l'image de Jésus lui-même, afin que je puisse mériter votre protection durant ma vie, votre assistance à la mort, et que je participe à votre gloire dans le Ciel.

Ave Maria.

Antienne :

Quum vidisset Jesum Matrem stantem juxta crucem, et discipulum quem diligebat, dixit matri suae : Mulier, ecce filius tuus. Deinde dixit discipulo : ecce mater tua.
Regina martyrum, ora pro nobis.
Quae juxta crucem Jesu constitisti.

Jésus voyant sa Mère debout près de la Croix, et le disciple qu'il aimait, dit à sa Mère : Femme, voilà votre fils. Il dit ensuite au disciple : voilà votre Mère.
Reine des martyrs, priez pour nous,
Vous qui vous teniez près de la Croix.

Prions.

Ô Dieu, dans la Passion de qui, selon la prophétie de Siméon, un glaive de douleur a transpercé l'âme si douce de la glorieuse Vierge Marie, votre Mère ; faites, dans votre bonté, que célébrant avec vénération la mémoire de ses Douleurs, nous éprouvions les heureux effets de votre Passion. Vous qui vivez et  régnez dans les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.

Deus, in cujus Passione, secundum Simeonis prophetiam, dulcissimam animam gloriosae Virginis et matris tuae Mariae doloris pertransivit; concede propitius, ut qui dolores  ejus venerando, recolimus, Passionis tuae effectum felicem consequamur. Qui vivis et regnas in saecula saeculorum.
Amen.

 

 

 

 

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