Du chapelet des Sept Douleurs de Marie,
Origine, But et Méthode

Du chapelet des Sept Douleurs de Marie,
Origine, But et Méthode.

 

I – Origine.

Ce chapelet a été institué par les sept saints Fondateurs de l'Ordre des Servites de Marie, comme un moyen de remplir les intentions de la Très Sainte Vierge, qui, leurs ayant apparu le soir du vendredi saint, l'année 1240, les avait appelés à commencer un nouvel Institut religieux, tout consacré à son service et plus spécialement encore au culte de ses Douleurs.

II – Objet et but.

Son objet est d'honorer les principales Douleurs de Marie ; son but est de faire compatir ceux qui le prient aux souffrances et Douleurs de la Très Sainte Vierge, ainsi qu'à celle de Notre Seigneur Jésus-Christ ; ainsi que de leur inspirer la plus grande horreur pour le péché, et la plus vive reconnaissance pour l'amour incompréhensible de Jésus et de Marie ; d'adoucir leurs propres souffrances et douleurs, de les aider à les supporter chrétiennement, et même de les leur faire aimer surnaturellement en vue du salut des âmes.

III – Méthode.

Ce chapelet se dit en récitant sept septaines, composées chacune d'un Pater et de sept Ave, et en accompagnant la récitation de chaque septaine du souvenir ou de la méditation d'une des sept douleurs principales de la Très Sainte Vierge. Toutefois, en vertu d'un rescrit de S.S. Léon XIII, cette méditation n'est pas nécessaire pour toutes les indulgences, comme on le verra plus loin dans le sommaire des indulgences.
À la fin, on ajoute trois Ave Maria en souvenir des larmes amères que Marie a versée au milieu de ses douleurs.
Selon des usages particuliers, on récite encore d'autres prières ; mais elles ne sont pas exigées pour gagner des indulgences.

IV – Méditation des Mystères.

Voici les sept principales Douleurs de la Très Sainte Vierge, qui ont été consacrées par une antique tradition et un usage immémorial. Elles ont formé comme les sept étapes et degrés d'une vie toute placée dans la souffrance et la douleur.

 

PREMIÈRE DOULEUR

Le glaive prédit par Siméon.

Marie entend ces paroles du vieillard Siméon : « un glaive de douleur transpercera votre âme, » et dès ce moment son cœur ne doit plus cesser de porter le poids écrasant de la Passion et de la mort de Jésus, annoncées par ce glaive.

 

DEUXIÈME DOULEUR

La fuite en Égypte.

Marie sent son cœur tout déchiré en elle-même, à la pensée qu'Hérode veut mettre à mort son divin Fils ; elle est condamnée à endurer toutes les souffrances d'un long exil, et elle gémit de toutes les impiétés qu'elle voit sur la terre étrangère.

 

TROISIÈME DOULEUR

La perte de Jésus à Jérusalem.

Marie, durant trois jours, ne vit que de douleur en pensant que le divin Enfant peut-être perdu ; son cœur demeure tout ce temps comme sous le pressoir d'une calamité à laquelle tout ce qu'il y a de plus affligeant ne peut-être ni comparé ni égalé.

 

QUATRIÈME DOULEUR

La rencontre de Jésus.

Marie se trouve face-à-face avec Notre Seigneur, déjà rendu presque méconnaissable par mille mauvais traitements ; dès lors la réalité présente de la Passion du Fils aiguise le tranchant du glaive de douleur, qui s'enfonce de plus en plus dans le cœur de la Mère.

 

CINQUIÈME DOULEUR

Le crucifiement de Jésus.

Marie voit Jésus traîné sur le Calvaire, crucifié au milieu d'outrages sans nombre, suspendu à la Croix et mourant dans des souffrances atroces ; et en même temps, dans sa compassion, son cœur est torturé par des angoisses mille fois plus cruelles que la mort elle-même.

 

SIXIÈME DOULEUR

La descente de la Croix.

Marie considère avec un cœur tout brisé le corps de son divin Fils ; elle le reçoit précieusement entre ses bras, mesure toute l'étendue de sa perte, et ne peut détacher les yeux de ce cadavre livide, dont la vue renouvelle ses douleurs passées et la plonge dans un déluge d'affliction.

 

SEPTIÈME DOULEUR

L’ensevelissement du corps de Jésus.

Marie doit se séparer des restes inanimés de son Fils, et le laisser déposer dans le tombeau : son cœur alors est broyé de douleur par la pensée de son cruel isolement, de la disparition complète de Jésus, et de la nécessité où elle est de s'éloigner, n'emportant avec elle que les plus amers souvenirs.

 

 

 

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