Première Méthode pour entendre

La Sainte Messe

En l’Honneur de

Notre-Dame des Douleurs

 

Prière avant la sainte Messe

Ô Jésus, mon Seigneur et mon Dieu ! Vous qui, étendu sur la Croix et accablé de douleurs, recommandâtes au disciple bien-aimé votre Mère désolée, touchez mon cœur et pénétrez mon âme d'un sentiment si vif de vos souffrances et des Douleurs de Marie, que je puisse y compatir dignement. Je vous le demande, Seigneur, au nom de cette tendre Mère, qui a tant souffert par amour pour moi, et qui, du haut du Ciel, où elle règne avec Vous, réclame de ses enfants quelques larmes et quelques soupirs. Ainsi soit-il.

 

PREMIÈRE PARTIE

Du commencement de la Messe à l’Introït

Prophétie du vieillard Siméon

1. Marie présente à Dieu dans le temple ce qu'elle a de plus cher, son Fils unique.
— consacrez à Dieu ce que vous aimez davantage ; tout au moins offrez-le avec la victime sainte qui va s'immoler sur l'hôtel.
2. Exempte de souillures, Marie se soumet à la loi de la purification.
— humiliez-vous, quelques dons que vous ayez reçus de la nature ou de la grâce : la prière de celui qui s'humilie parvient jusqu'aux hauteurs des Cieux.
3. Marie est  pauvre et ne peut offrir que deux tourterelles.
— donnez du peu que vous avez : Dieu sera satisfait, si votre offrande est pure et faite de bon cœur.

Prière

Mon Seigneur Jésus-Christ, qui fûtes pour Marie votre Mère l'occasion, le compagnon et le témoin de douleurs cruelles que Siméon lui avait annoncées, accordez à tous ceux qui en vénèrent l'affligeant souvenir de profiter de vos communes souffrances. Et vous, ô Marie, Mère de miséricorde, qui eûtes toujours, dans la mémoire et dans le cœur, la pensée des persécutions prédites par Siméon ; pour qui ce fut un sujet continuel d'angoisses et d'afflictions, faites que je n'oublie jamais que je dois souffrir ici-bas, pour mériter de partager votre couronne. Ainsi soit-il.

 

DEUXIÈME PARTIE

De l’Introït à l’Épître

Fuite en Égypte

 

1. L'ambition d'Hérode, sa crainte d'être supplanté, en font un persécuteur.
— détester l'orgueil, fuyez le faste et les grandeurs.
2. Marie reçoit l'avertissement que lui donne Joseph comme venant du Ciel, et obéit sans réplique.
— lorsque Dieu vous fait connaître sa volonté par la voie de vos supérieurs, par des inspirations secrètes ou par toute autre voie, obéissez comme Marie, coûte que coûte.
3. Marie quitte tout pour conserver Jésus.
— quittez tout pour Lui : ce penchant..., cette inclination..., ce péché d'habitude..., quittez-vous vous-même.

 

 

Prière

Mon Dieu, qui protégez ceux qui espèrent en Vous, et qui avez délivré votre Fils de la persécution d'Hérode, délivrez-nous, par ses mérites et l'intercession de Marie, de toutes les dérives de l'âme et du corps. Ô Vierge sainte, au nom de cette douleur que vous souffrîtes en quittant votre patrie pour chercher un asile sur la terre étrangère, obtenez-moi la grâce d'éviter les embûches de mes ennemis sur la route périlleuse qui conduit au Ciel.
Ainsi soit-il.

 

TROISIÈME PARTIE

Du Graduel à l’Offertoire

Jésus perdu et retrouvé dans le temple

1. Marie n'a de repos ni le jour, ni la nuit, avant qu'elle ait retrouvé Jésus.
— que fais-je pour Le retrouver par la grâce divine, quand il m'arrive de le perdre par le péché ?
2. C'est à la suite d'une fête solennelle que Marie se voit séparée de Jésus ; persécutée et fuyant en Égypte, elle ne l'avait pas perdu de vue, elle était demeurée intimement unie à son Fils.
— dans la retraite et la solitude, vous êtes près de Jésus ; il n'en est pas de même dans le tumulte du monde et des sociétés.
3. Marie, retrouvant son Fils, est heureuse d'apprendre qu'il a étonné les Docteurs par la sagesse de ses réponses, et qu'il est devenu l'objet de l'admiration générale.
— je puis, par ma fidélité à écouter Jésus, à pratiquer l'Évangile, à vivre selon ma foi, réjouir le Cœur de Marie.

Prière

Ô Dieu qui voulûtes que Marie retrouvât, après trois jours, son Fils dans le Temple, accordez nous, par son intercession, de le chercher avec les larmes d'une sincère douleur et de le retrouver par la réception des sacrements. Ô Marie, vous voyez à vos pieds un enfant ingrat et perfide, qui bien des fois par sa faute, a perdu son Dieu, mais qui revient à Lui avec un cœur repentant et contrit. Dans la peine que vous sentîtes de la perte de votre Fils, faites que je n'aie jamais plus le malheur de le perdre. Ainsi soit-il.

 

QUATRIÈME PARTIE

De l’Offertoire à l’Élévation

Le chemin du Calvaire

1. Jésus flagellé..., meurtri..., couronné d'épines..., porte sa croix sans se plaindre..., parce qu'il m'aime.
la moindre tribulation m'abat, la moindre peine m'épouvante, et je dis que j'aime Jésus !
2. L'heureux Cyrénéen partage la Croix du Sauveur. Il la rend moins pesante pour ses épaules déchirées.
Je la rends tous les jours plus lourde, en ajoutant de nouveaux péchés à ceux que j'ai commis autrefois.
3. Parmi la foule qui L'accompagne au Calvaire, Jésus n'aperçoit que quelques femmes et sa Mère, qui le suivent par amour, prêt à se sacrifier pour Lui !
En assistant au saint Sacrifice de la Messe, lorsque que je suis Jésus à l'église, dans les fêtes et autres exercices de piété, dans quelle classe de personnes mon respect, ma piété, mon recueillement, me rangent-ils ?

Prière

Ô Jésus, qui montant au Calvaire, disiez aux filles de Jérusalem de pleurer moins sur vous que sur elles et sur leurs enfants, acceptez les larmes que Marie répand sur un enfant bien coupable ; je vous les demande au nom de vos Douleurs et des siennes. Et vous, ô tendre Mère, Mère affligée, qui vîtes votre Fils adorable chargé de la Croix, qui le vîtes succomber sous ce pesant fardeau sans pouvoir le soulager , donnez-moi le goût de la Croix, l'amour de la Croix, la lumière et la grâce qui la font chérir malgré les révoltes de la nature. Ainsi soit-il.

 

 

CINQUIÈME PARTIE

De l’Élévation à l’Agnus Dei

Crucifiement de Jésus

 

1. Qui donne à Marie tant de force et de courage ? Son amour de Mère pour Jésus, sa foi inébranlable à sa parole, son espérance certaine que tous les hommes trouveront dans la mort de son Fils une source intarissable de vie et de félicités éternelles.
— la foi, l'espérance et l'amour adoucissent les croix les plus dures, les rendent supportables et les font parfois désirer.
2. Marie devient ma Mère, mais à quel prix ! Mystérieux échange ! Renonçant en quelque sorte à Jésus, elle m'adopte pour enfant. « Femme, voilà votre fils. »
— qu'ai-je fait jusqu'à présent pour consoler ma Mère ? N'ai-je pas au contraire multiplié ses Douleurs en offensant son Fils ?
3. Marie amène à la Croix quelques âmes compatissantes : Marie Cléophas et Marie-Madeleine.
— si j'aime véritablement Jésus, si je compatis du fond du cœur aux Douleurs de sa Mère devenue la mienne, je marcherai sur ses traces, et j'inspirerai à d'autres la dévotion envers Jésus crucifié et la Vierge navrée de Douleurs; je les amènerai à la Croix.

Prière

Ô Jésus ! Que votre sang adorable, répandu sur le Calvaire et présent sur l'autel, purifie mon âme de toutes ses souillures, qu’il coule sur tous ceux pour qui je dois prier..., qu'il coule sur ces pauvres âmes qui souffrent dans le purgatoire et attendent que j'intéresse en leur faveur votre divine miséricorde ! Ô Marie ! Reine des Martyrs, Mère d'un Dieu crucifié, ma Mère, que je voudrais adoucir vos souffrances ! Je n'ose contempler qu'en tremblant le spectacle du Calvaire ; mes péchés sont la cause de ses tourments, ils ont crucifié Jésus !... Mais Jésus est mort pour les pêcheurs, et vous êtes leur refuge ; je me jette à vos pieds, moi le plus grand de tous, et c'est par vous que je demande au bon Jésus l'application de son Sang et de ses mérites. Ainsi soit-il.

 

SIXIÈME PARTIE

De l’Agnus Dei à la Postcommunion

Jésus mort, descendu de la Croix et dans les bras de sa Mère

1. Pouvait-il être une place plus digne pour y déposer le corps de Jésus descendu de la Croix que le sein de Marie ?
— le même Jésus, descendu sur l'Autel, veut aussi reposer dans votre cœur ; ce cœur est-il aussi bien disposé, animé des mêmes sentiments que celui de Marie ?... Jésus, venant le visiter, ne s'y trouvera-t-il pas comme sur un nouveau calvaire ?
2. Marie tient entre ses bras le corps froissé, meurtri, brisé de Jésus. Elle a entre les mains le prix de notre Rédemption, elle en est établie dépositaire dispensatrice.
— c'est par elle que j'irai à Jésus, que je m'unirai à lui, que j'implorerai de Lui miséricorde et pardon.
3. Joseph d'Arimathie, le disciple secret du Sauveur, alors qu'il faisait des miracles, se déclare hautement pour lui, et réclame ses restes inanimés quand il le voit abandonné de tous.
— ai-je toujours témoigné le même empressement pour Jésus ? Le respect humain, la crainte d'être remarqué, la froideur, l'indifférence, ne m'ont-ils pas empêché de m'unir à lui par la communion, par l'exactitude à remplir mes devoirs de piété ?

Prière

Mon Dieu, je m'associe à la douleur, aux soupirs et aux larmes de votre Mère désolée, quand elle reçut dans ses bras votre corps sacré descendu de la Croix et je sens le plus vif désir de vous presser contre mon cœur, de m'unir à vous, de vous recevoir dans la sainte Communion. Mais, hélas ! Je n'en suis pas digne, mes misères sont trop grandes, mes iniquités trop nombreuses. Dites une parole, ô Jésus, mon âme sera guérie, et vous pourrez venir en moi. Vous ne vous êtes immolé sur la Croix, vous n'êtes descendu sur l'autel que pour me rendre la vie : venez en moi, et je vivrai pour votre amour, puisque vous êtes mort par amour pour moi.
Ô divine Mère, très sainte et très affligée, faites reposer sur mon cœur, comme sur le vôtre, le corps sacré de mon Jésus : je veux fermer ses plaies, je veux les laver dans mes larmes et, s'il le faut, de mon sang... ; percez mon cœur de ce glaive qui a transpercé le vôtre, je veux souffrir et pleurer avec vous... Et quand viendra mon heure dernière, je vous en conjure, ô Marie, assistez à ma mort comme à celle de votre Fils, recevez entre vos mains mon âme unie au divin Jésus, et ouvrez lui le séjour de la Gloire. Ainsi soit-il.

 

SEPTIÈME PARTIE

De la Postcommunion à la Fin

Jésus au tombeau. Marie dans la solitude et l’isolement

1 Jésus veut être mis dans un sépulcre qui n'est point encore servi, dans un sépulcre neuf.
— l'autel est le Calvaire où il vient de s'immoler ; votre cœur, le tombeau où il veut reposer après ce grand sacrifice de son amour. C'est le lieu qu'il a choisi et qui doit être neuf par un renouvellement de grâce, de pénitence et d'amour. Oh ! Qu'il deviendra glorieux, ce lieu de repos, si vous y renfermez le bon Jésus avec les aromates de la piété et de la dévotion !
2. Marie quitte le corps de son Jésus, son trésor..., ce qu'elle aime le plus..., parce que telle est la volonté du Père céleste.
— je sacrifierai tout aux ordres de la Providence, qui dispose de tout pour mon bien, pour mon salut et mon bonheur.
3. Marie, extérieurement séparée de Jésus, ne lui fut jamais plus intimement unie par ses pensées, ses affections, les élans de son cœur plein d'amour ; et cette union la consola, anima sa grande âme, et l'aida à supporter avec résignation et patience les épreuves qui lui restaient à subir, son isolement, l'ingratitude de sa patrie, la prolongation de son exil.
— Enfant de Marie, mon devoir est de la dédommager de l'ingratitude, de l'abandon du grand nombre de chrétiens : mon union à Jésus crucifié, à Marie Mère de Douleurs, la pensée de leurs souffrances, sera comme un baume à mes blessures, mon soutien pendant la vie, la consolation à la mort, le gage de ma résurrection glorieuse.

Prière

Ô Jésus mon Sauveur ! C'est maintenant que vous êtes véritablement un Dieu caché, puisqu'on vous descend dans la tombe et qu'on vous range parmi les morts ; cachez-moi dans votre sein, ensevelissez-moi dans votre sépulcre ; faites-moi mourir avec Vous, au monde, à moi-même, à tout ce qui passe, pour vivre de votre vie nouvelle, de votre vie cachée en Dieu. Si vous m'accordez cette grâce, fruit de l'adorable sacrifice auquel je viens d'assister après avoir mêlé mes larmes à celles de votre Mère triste et désolée sur la terre, j'aurai le bonheur de vous contempler éternellement avec Elle dans le bienheureux séjour.
Ô Marie, daignez imprimer fortement dans mon cœur le souvenir de vos tristesses mortelles ; unissez tellement ce pauvre cœur au vôtre, sept fois transpercé du glaive, qu'à l'avenir il ne puisse jamais s'en séparer ; faites-lui sentir si vivement vos Douleurs, qu'il devienne insensible à toutes les joies du monde, qu'il souffre avec une sainte résignation toutes les afflictions et les peines de la vie, et se disposent, en marchant sur vos traces et celles de Jésus crucifié, à partager la gloire qui ne s'acquiert que par la Croix. Ainsi soit-il.

Retirez-vous de l'église avec les sentiments de componction, de respect et d'amour qui remplissaient le Cœur de Marie descendant du Calvaire. Allez avec confiance où la volonté de Dieu vous appelle ; sa grâce vous accompagnera, et la protection de Notre Dame des Douleurs ne vous fera pas défaut.

 

 

 

PDFtélécharger en PDF...