Prière à la Consolatrice des affligés
de L'abbé Perreyve

Ô

Marie, vous êtes le premier, le plus pur et le meilleur de ces êtres doux et chers, qu'il est bon de rencontrer à l'heure de la détresse.

Votre cœur est riche sans mesure des deux forces qui rendent une âme compatissante : l'amour et la pureté ; et ce cœur incomparable est partout.

Il n'y a terre si étrangère, exil si lointain, où l'on ne puisse vous rencontrer comme Jésus au détour de la voie douloureuse.

Vous êtes la dernière vision du jeune soldat qui meurt en regrettant sa Mère ; vous êtes la dernière vision du missionnaire égaré et qui, tombant de fatigue et de faim loin des hommes, sent une étreinte maternelle envelopper sa tête mourante, et expire sur votre sein.

 

Ô

Marie, nous aussi nous avons à souffrir en ce monde, et nul ne sait quelle sera la mesure de nos maux. Peut-être un jour serons-nous seul, loin des nôtres, livré au secours banal de l'indifférence et aux consolations qu'il faut payer. Venez alors, ô Marie, ô ma mère !

Venez au-devant de nos plaintes ; mettez sur nos lèvres ce nom tant de foi invoqué depuis nos premiers jours, ce nom qui calme, qui apaise, qui purifie tout ce qu'il entend.

 

Ô

Marie, qui avez été trouvée digne de consoler et de fortifier l'Homme-Dieu sur le chemin du Calvaire, voyez la faiblesse des hommes ; voyez notre faiblesse, et jetez sur nous ce regard de Mère qui allège le poids de toute Croix.

 

Ainsi soit-il.

 

Abbé Henri Perreyve

 

 

 

 

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