Prière pour la fête de la Purification

 

Ave, Mater purissima.

« Je vous salue, Mère très pure. » La loi qui obligeait les mères à se purifier, n'était pas faite pour vous. Votre divin Fils, en naissant de Vous, bien loin de diminuer la splendeur de votre pureté virginale, n'avait fait que de la consacrer. Néanmoins votre humilité profonde vous soumettre à la loi commune et que vous vous confondiez avec les autres mères. Aussi par quelle magnifique récompense Dieu vous relève de vos abaissements ineffables ! Votre pureté incomparable, dont l'éclat n'a jamais été terni par le souffle le plus léger, reçoit de cette cérémonie une splendeur éblouissante ; vous sortez de la purification plus belle que le soleil le plus radieux, et par là vous êtes admirablement préparée à la grande dignité de Mère de Douleurs que le Seigneur va vous donner.

 

Ave, Mater salvatoris.

« Je vous salue, Mère du Sauveur. » Qu'il vous tardait d'offrir votre divin Fils au Seigneur ! Vos vœux sont enfin comblés, et Jésus est présenté à son Père dans son Temple saint.

Soyez bénie, divine Mère : désormais la justice divine est désormais apaisée, et son bras ne s'appesantira plus sur nous. Voici la victime sainte qui est offerte et agréée, voici l'Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde, voici le Sauveur que la terre désolée attendait depuis si longtemps, et que le Seigneur a préparé devant la face de tous les peuples pour être la lumière des nations et la gloire de son peuple d'Israël. Notre pauvre terre n'est plus une terre maudite : cette offrande officielle, authentique, solennel de votre divin Fils, ce Jésus, en a chassé la malédiction pour y faire descendre toutes les bénédictions du ciel.

 

Ave, Mater dolorosa.

« Je vous salue, Mère de Douleurs. » Enfin le Seigneur tout-puissant a exaucé vos désirs, il accepte solennellement l'offrande généreuse que vous lui avez faite de vous-même. La victime sainte, destinée à expier les péchés du monde, vient d'être présentée au Père céleste : vous aussi, sa Mère bien-aimée, vous serez immolée avec elle. Voici que Dieu, par la prophétie du saint vieillard Siméon, vous frappe d'un glaive de douleur, comme le pontife sacré égorge la tendre victime préparée devant lui. Le glaive s'est enfoncé profondément dans votre âme, et il y restera plongé jusqu'au dernier soupir de votre vie.

 

Ô Vierge très pure, quel grand jour pour vous ! C'est aujourd'hui que vous recevez du ciel ce beau titre de Notre Dame des Douleurs, c'est aujourd'hui que Dieu vous consacre solennellement à la face du monde entier Mère de Douleurs.

Ô Mère bien-aimée, que vous m'apparaissez grande et majestueuse avec cette auréole de Reine de Martyrs ! Mais surtout que vous m'apparaissez digne d'amour, pour tant de souffrances embrassées pour moi, souffrances inouïes qui me peint si vivement ce glaive acéré et que je vois plongé dans votre cœur !

Ô Mère très pure, je me donne à vous sans réserve : daignez me purifier, afin que je sois digne d'être présenté à Dieu. Ô Mère bénie du Sauveur, présentez-moi à Dieu tout indigne que je sois, et, par l'offrande infiniment agréable de Jésus, conjurez le Seigneur d'agréer la mienne.

Ô Mère de Douleurs, obtenez-moi la plus grande des grâces, celle d'être avec vous et Jésus une victime pure, immolée à la gloire de Dieu et au salut des âmes.

Ainsi soit-il.

 

 

 

 

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